Le « Geneva Urban Debate » prépare le terrain pour la Conférence des Nations Unies sur l'eau
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Description
À 100 jours de la Conférence des Nations Unies sur l'eau 2026 À Abou Dhabi, la dernière édition du « Geneva Urban Debate » a réuni des représentants des gouvernements nationaux, d'organisations internationales, de services des eaux, de collectivités locales et régionales, ainsi que de la communauté genevoise du secteur de l'eau, afin de discuter de la manière dont la coopération internationale peut accélérer les progrès vers la réalisation de l'objectif de développement durable n° 6 (ODD 6) : de l'eau propre et l'assainissement pour tous.
Organisé par le Global Cities Hub et ONU-Habitat, ce webinaire a offert aux partenaires une occasion importante de mieux comprendre les préparatifs de la conférence de décembre et de réfléchir à la manière dont les réalités locales peuvent influencer ses résultats.
L'un des messages clés qui s'est dégagé de la discussion est que le succès de la conférence dépendra de la capacité à faire le lien entre les engagements pris à l'échelle mondiale et leur mise en œuvre sur le terrain. Alors que 2,1 milliards de personnes n'ont toujours pas accès à l'eau potable et que 3,5 milliards ne disposent pas d'assainissement adéquat, les participants ont souligné l'urgence de passer des simples engagements à la mise en place de services durables, abordables et résilients.
La conférence s'articulera autour de six dialogues interactifs consacrés aux thèmes suivants : ‘ L'eau pour les populations ’, ‘ L'eau pour la prospérité ’, ‘ L'eau pour la planète ’, ‘ L'eau pour la coopération ’, ‘ L'eau dans les processus multilatéraux ’ et ‘ Les investissements dans le domaine de l'eau ’. L'Allemagne copréside, avec le Mexique, le dialogue sur l'eau et les processus multilatéraux. Consultations Des réunions avec les États membres et les parties prenantes ont déjà eu lieu à Genève, Dakar, New York et Stockholm, parallèlement à une consultation en ligne ouverte aux gouvernements et aux autres parties prenantes, notamment les collectivités locales et régionales.
Les intervenants ont souligné la nécessité d'une approche urbaine intégrée. L'eau et l'assainissement ne peuvent être dissociés du logement, du développement urbain, des infrastructures et de la résilience climatique. L’accès à l’eau et à l’assainissement ne peut être assuré sans des services de distribution durables. Les investissements dans les infrastructures hydrauliques ne peuvent porter leurs fruits sans un renforcement des capacités et un partage des connaissances sur le terrain. Cette conférence offre l’occasion de veiller à ce que ces dimensions de la sécurité de l’eau soient pleinement prises en compte dans l’action internationale.
Le les liens entre l'eau, la paix et la sécurité a également été mise en avant, appelant à une gouvernance de l’eau équitable et responsable ainsi qu’à une protection renforcée des ressources en eau et des infrastructures, en particulier dans les contextes de conflit. La proposition d’adopter une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies sur le thème “ Eau, paix et sécurité ” a constitué l’un des résultats les plus audacieux de cette discussion.
Les participants ont souligné que le processus devait être véritablement inclusif : ‘ Le pouvoir, pas la simple présence ’. Les collectivités locales et régionales, ainsi que les autres acteurs locaux, ne se contentent pas d’appliquer les décisions internationales. Ils possèdent une connaissance indispensable des enjeux et des solutions nécessaires à la fourniture de services d’eau et d’assainissement. Le renforcement de leur participation à la conférence et à la future gouvernance multilatérale de l’eau a donc été présenté comme une priorité essentielle.
À l'approche de la Conférence des Nations Unies sur l'eau, les intervenants ont encouragé le public à participer activement aux consultations en cours et aux appels à participation. La conférence d'Abou Dhabi constitue une occasion cruciale de renforcer la coopération internationale, de donner davantage la parole aux acteurs locaux et de traduire l'ambition de l'ODD n° 6 en actions concrètes visant à améliorer les conditions de vie des populations.
Au-delà de 2030, les intervenants ont appelé à un programme mondial pour l’eau plus solide et plus ambitieux, plutôt que de se contenter de prolonger les échéances existantes. Parmi les priorités figurent le passage de la mesure de l’accès à celle de la qualité, de l’accessibilité financière et de la fiabilité des services d’approvisionnement ; le renforcement des institutions chargées de l’eau et des capacités humaines ; l’intégration de la résilience climatique dans la planification et les investissements ; et la garantie d’une mise en œuvre effective des engagements mondiaux en matière d’eau au niveau local. Il a été convenu que la question de l'eau devait occuper une place plus importante dans l'agenda politique international.
À cette occasion, GCH a présenté son document d’orientation intitulé “Coopération internationale pour un avenir où l'approvisionnement en eau est assuré” et s'est réjoui de constater que plusieurs de ses recommandations avaient trouvé un écho auprès des intervenants, notamment :
- Renforcer le rôle des villes en tant qu’acteurs clés de la gouvernance de l’eau
- Intégrer la mise en œuvre locale de l'ODD 6 dans les programmes d'action multilatéraux
- Intégrer une approche axée sur la résilience dans la gouvernance, la budgétisation et les politiques
- Misez sur une collaboration à plusieurs niveaux pour un impact maximal
Nous remercions nos éminents intervenants, Aline da Matta, Erik A. Schnetzler, Janine Muzau et Rose Christine Kaggwa, pour leurs précieuses réflexions.
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