Le 30 septembre 2026, le Global Cities Hub (GCH) a participé à un événement organisé par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, consacré au rôle essentiel des collectivités locales et régionales (CLR) dans la lutte contre les discours hostiles aux migrants. Co-organisé par le gouvernement régional de Catalogne et le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme (HCDH), avec le soutien de l'Espagne, du Mexique, de la République de Corée, du Royaume-Uni et d'autres partenaires, cet événement a réuni diverses parties prenantes afin d'aborder la montée en puissance des discours de haine et de la désinformation visant les migrants.
Tous les intervenants ont souligné que les discours de haine et la désinformation, qu’ils soient diffusés hors ligne ou, de plus en plus, en ligne, sapent la cohésion sociale et déshumanisent les personnes en déplacement. Lutter contre ces discours préjudiciables nécessite une action à tous les niveaux de gouvernance, car il s’agit d’une responsabilité partagée. Les collectivités locales, qui constituent le niveau de gouvernement le plus proche des citoyens et généralement celui qui jouit de la plus grande confiance de leur part, sont particulièrement bien placées pour favoriser l'inclusion au sein des communautés et lutter contre la discrimination.
La migration n’est ni bonne ni mauvaise en soi ; c’est une réalité qui doit être gérée de manière à favoriser la cohésion sociale. Des représentants de la Catalogne, des villes de Bristol (Royaume-Uni) et de Sherbrooke (Canada) ont donc mis en avant des mesures concrètes pour lutter contre les discours anti-immigration. Parmi celles-ci figurent la surveillance et la détection précoce des discours de haine, le renforcement des capacités locales à identifier ce type de rhétorique, l’investissement dans la collecte de preuves, les initiatives de vérification des faits et l’élaboration de discours alternatifs. Ils ont surtout insisté sur l’importance de l’engagement communautaire. Ils ont également reconnu que leur diversité était une force et ont affirmé que, si ce sont les États qui décident qui entre sur leur territoire, c’est au sein des villes et des régions que l’intégration se fait réellement.
Le Global Cities Hub (GCH) a particulièrement insisté sur le rôle fondamental de la confiance. En référence à la Guide d'intervention de la ville contre la désinformation Élaboré par le German Marshall Fund et l’université de Melbourne, le GCH a souligné que les collectivités territoriales doivent renforcer la résilience sociale avant qu’une crise ne survienne. Cette résilience repose en grande partie sur la confiance, qui fonctionne comme une infrastructure s’appuyant sur des institutions, des personnes et des informations dignes de confiance. Pour y parvenir, les collectivités locales doivent investir massivement dans la compréhension de l’écosystème local de confiance et dans l’identification des principales parties prenantes avant que les crises ne surviennent.
La participation du GCH à cet événement souligne la nécessité urgente de renforcer les partenariats entre les collectivités territoriales, les États, les organisations internationales et la société civile. La lutte contre les discours de haine exige une approche proactive axée sur la prévention et le renforcement de la confiance, plutôt que sur des mesures correctives réactives visant à lutter contre la désinformation. L'engagement continu des collectivités territoriales est essentiel pour transformer la diversité en atout concret et garantir que les sociétés restent résilientes et inclusives face aux défis mondiaux liés aux migrations. En fin de compte, favoriser la confiance au sein des communautés n'est pas seulement une stratégie de communication, mais un pilier fondamental d'une gouvernance locale efficace et de la protection des droits de l'homme.
📸 Photo de l'ONU | Jess Hoffman
